vendredi 24 décembre 2010

La République Démocratique du Congo, un combat pour la survie

Cet ouvrage paraîtra en février 2011 chez L'Harmattan dans la collection Études africaines.


Dans cet ouvrage, il est question de la feuille de route pour une République Démocratique du Congo du troisième millénaire. Effectivement, en homme de foi et excellent visionnaire, Gaspard-Hubert Lonsi Koko trace avec conviction les sillons d’une politique audacieuse dont la finalité est – à court, moyen et long termes – la paix, la croissance économique et l’évolution sociale. Toutes les propositions de l’auteur s’articulent autour de quatre principes fondamentaux : la Liberté, l’Égalité, la Sécurité et la Prospérité.

Gaspard-Hubert Lonsi Koko confirme donc qu’il a réellement une ambition nationale. Une ambition collective pour réinventer, 50 ans après la décolonisation, la manière de faire de la politique et de rendre possible une alternative crédible en République Démocratique du Congo. Ainsi propose-t-il à ses concitoyens un projet de société d’avant-garde fort, humaniste et fraternel, lequel pose les véritables fondements du Congo d’avenir.

L'auteur :

Ancien cadre du Parti Socialiste français et auteur de plusieurs ouvrages, Gaspard- Hubert Lonsi Koko a présidé le Club de réflexion Enjeux Socialistes et Républicains ainsi que le Club Afrique. Il est actuellement le Président d’Union du Congo et le porte- parole du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC).

ISBN : 978-2-296-13725-7

Prix : 11 euros.

Pour se procurer déjà cet ouvrage, prière de cliquer sur le lien ci-contre : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33224

jeudi 23 décembre 2010

L’Île-de-France, un terreau propice à d’éventuels futurs terroristes « lingalaphones »


Il y a quelques semaines, par le biais d'un document très argumenté sur la nécessité d'un changement politique en République Démocratique du Congo, le porte-parole du Rassemblement pour Développement et la Paix au Congo (RDPC) attirait l'attention de la communauté internationale sur les risques à moyen et long terme d'une politique de désinvolture, s'agissant du règlement des conflits armés dans la région des grands lacs africains. Ainsi a-t-il rappelé que la déflagration de la gestion inexperte de la République Démocratique du Congo aura des effets collatéraux garantis sur l'ensemble du monde.
Toujours dans le souci de conscientiser cette communauté internationale, qui a tendance à réagir plutôt qu'à agir de manière anticipée, l'accent est mis cette fois-ci sur un phénomène qui semble marginal aujourd'hui, mais dont les conséquences, si l'on ne s'y intéresse pas plus tôt, se matérialiseraient très prochainement. De plus, pour les jeunes « lingalaphones » de France – dont le passé reste muet, le présent sourd et l'avenir aveugle –, la perspective de se réaliser à travers le terrorisme est très alléchante. En effet, la marginalisation de facto, dont cette jeunesse est victime, et la « conscience » – celle-ci n'étant, en réalité, qu'une impression accentuée et déformée par des prédicateurs connus –, ont de l'implication du Nord, surtout dans le maintien de la misère et dans l'organisation du désordre, au Sud. Elles constituent donc des motifs solides dont la finalité est un viatique : ce raccourci qui semble faire ses preuves, ne serait-ce que par les tourments qu'il inflige aux pays occidentaux.

La problématique des « lingalaphones » de France

Au moins trois raisons doivent inciter la communauté internationale, la France et l'Union européenne en premier, à se pencher sérieusement sur le cas de ces jeunes gens, c'est-à-dire sur la problématique relative aux « lingalaphones » de France. Primo, sur le plan typiquement français, le lingala est devenu la première langue africaine parlée en région parisienne (C'est déjà en Wallonie, surtout dans la région bruxelloise). Secundo, il est important d'avoir à l'esprit le fait que l’aire géographique du lingala couvre le Congo-Kinshasa, le Congo-Brazzaville, la République centrafricaine et l’Angola : à savoir plus des deux tiers du bassin du Congo. Tertio, d’après les statistiques, beaucoup de citoyens français de moins de 25 ans habitant l’Île-de-France sont nés des parents « lingalaphones », c’est-à-dire originaires dans la plus grande majorité des pays qui composent ledit bassin du Congo. Pourtant, l’implantation durable de cette immigration, dont la majorité provient de la République Démocratique du Congo, est très récente en France. Les sociologues la situent, globalement, au début des années 1980.

L’exclusion à la française

D’après plusieurs enquêtes, les conditions sociales de la plupart de jeunes Français et immigrés « lingalaphones » ne sont guère reluisantes. Pis encore, pour eux, l’horizon se bouche davantage. Effectivement, ils sont en proie aux innombrables problèmes sociaux et aux multiples tracasseries administratives dues aux instructions d’une classe politique soucieuse de couper l’herbe sous le pied de l’extrême droite – en l’occurrence le Front National. Tous ces éléments montrent que les perspectives d’instruction et d’emplois sont, d’une manière ou d’une autre, moins prometteuses pour ces jeunes gens. Très démoralisés, puisque sans aucun débouché intéressant, ils ne savent plus à quel saint se vouer. Ainsi deviennent-ils des proies faciles pour quelques imams pratiquant un islam peu orthodoxe. Ces derniers finissent par les convaincre de suivre un enseignement axé sur les pseudo-vertus du terrorisme. Et, après l’endoctrinement, le stage pratique se déroule, bien entendu, en Afghanistan ou au Pakistan. Aussitôt leur formation achevée, ils s’envolent vers l’Afrique subsaharienne afin de combattre la politique occidentale, surtout celle des États-Unis d’Amérique consistant à constituer un bouclier contre le terrorisme dans une zone géographique s’étendant du Proche-Orient au continent africain.

L’intérêt pour les richesses et la position géostratégique de l’Afrique

Il est évident que les richesses dont regorgent quelques pays africains n’intéressent pas que les seuls Occidentaux, mais aussi d’autres puissances confirmées et émergentes comme la Chine, la Russie, le Japon, l’Inde, Brésil... À ceux-là, il faut ajouter des groupes extrémistes tels que les Hezbollahs, Al-Qaïda, les Talibans... Ces derniers travaillent non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour des pays comme l’Iran, le Pakistan... qui les protègent plus ou moins. L’autre intérêt des puissances existantes, ou en phase de le devenir, pour l’Afrique, c’est indéniablement sa position géostratégique. En effet, l’avenir d’un bon nombre de continents, en premier lieu l’Europe, ou de pays à dimension continentale à l’instar de la Chine et de la Russie, dépendent du continent africain. Qui détiendra cette partie du monde, dans toute l’acception de l’expression, aura accès non seulement aux matières premières, mais surtout contrôlera à la fois les océans Atlantique et Indien, ainsi qu’une partie de la Mer Méditerranée. Il est des analystes, ne l'oublions pas, qui ne voient dans le soutien aux régimes en place – considérés comme des alliés locaux –, contre les groupes opposés aux intérêts occidentaux – tels que l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), les Shebabs, les commandos salafistes... – qu'un prétexte en vue de la mainmise sur les richesses de l’Afrique.

L’implication des « lingalaphones » de la diaspora sur le devenir du continent africain

Il est à noter que, en matière de terrorisme, l’Afrique est en train de se transformer en un nouveau champ de bataille contre les intérêts des Occidentaux, ces derniers étant de plus en plus attirés par ses richesses et par sa situation géographique. Mais pourquoi les « lingalaphones » de la diaspora sont-ils parties prenantes dans l’impitoyable adversité entre ces différents camps sur le sol africain ?
« L’arbre ne s’élève qu’en enfonçant ses racines dans la terre nourricière », dit un vieux proverbe bantou. Il est certain que la misère de la majorité des peuples africains a des effets négatifs sur leurs parents vivant hors du continent. Ces derniers ont l’impression que les Occidentaux maintiennent en place certains régimes douteux d’une part pour mieux exploiter les richesses des pays africains et, d’autre part, pour maintenir davantage lesdits États dans le sous-développement  – l'objectif étant de mieux les déstabiliser. En conséquence, ces « lingalaphones » de l'étranger, qui s’estiment exclus de la gestion de la chose publique en France (pour ceux qui sont citoyens français) et qui n’y voient aucun avenir, projettent de retourner dans les pays de leurs ancêtres dans le but d’y rétablir l’ordre. Dans leur esprit, le désordre règne dans ces pays à cause des anciennes puissances colonisatrices, en particulier, et, en général, des Occidentaux. Raison pour laquelle ils s’allient d’office à ceux qui combattent, au prix de leur vie, les intérêts occidentaux en Afrique. Les ennemis de nos ennemis ne sont-ils pas nos amis ? Dans la mesure où la lutte contre le terrorisme doit se faire à l’échelle internationale, la solution concernant les conditions sociales des Français et immigrés « lingalaphones » de l’Île-de-France n’est pas que franco-française. Elle est aussi bien américaine qu’européenne et congolaise.
Une solution globale en vue de la dignité des peuples africains

Les réponses à cette problématique des « lingalaphones » de la région parisienne sont aussi américaines, parce que la lutte contre le terrorisme que mènent les États-Unis en Afrique est considérée par certains caciques comme un paravent d’une politique néo-coloniale. D’aucuns soutiennent volontiers que, à tort ou à raison, la politique américaine dans le continent africain consiste à brandir la menace terroriste dans l’espoir de se rallier les dirigeants locaux et d’obtenir, moyennant finances et armements, de nombreux marchés. Il est très important de rappeler que l’intérêt croissant de Washington pour les richesses pétrolières des pays de l’ouest et du centre de l’Afrique est l’une des alternatives à ses approvisionnements du Proche-Orient.
Les solutions sont aussi européennes, dans la mesure où le partenariat entre l’Europe et le Maghreb préconise une loi de lutte contre le terrorisme en Afrique. Dans le même ordre d’idée, la Convention européenne pour la répression du terrorisme, conclue le 27 janvier 1977 à Strasbourg, ne consiste-t-elle pas à dissuader, par tous les moyens, les actes contre les intérêts des pays d’Europe à travers le monde ? De l’avis de la plupart de spécialistes des relations entre le Nord et le Sud, les Occidentaux ont plutôt intérêt à conditionner leur partenariat avec les régimes africains à la bonne gouvernance et non à continuer de protéger des potentats au détriment des peuples. En agissant de la sorte, non seulement ils maîtriseront l’immigration africaine, mais ils contribueront surtout à la dignité des populations africaines. Ils participeront, de facto, à l’émergence et à la consolidation des États de droit.
Ces réponses sont également congolaises car la République Démocratique du Congo doit s’intéresser davantage aux entrepreneurs congolais de l’étranger, sachant que sa diaspora représente une manne financière considérable et indispensable à son développement socio-économique. C’est parce que la solution est globale que le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) réintroduira, dans la législature 2010-2015, le ministère qui avait en charge les Congolais de la diaspora et renforcera ses attributions. Dans cette optique, le gouvernement du RDPC créera un Conseil Représentatif de la Diaspora Congolaise (CRDC), lequel sera composé de membres élus et dont le rôle sera avant tout économique et social. Ainsi le RDPC fera-t-il appel aux compétences des Congolais de l’étranger, parmi lesquels figurent les Congolo-Français, dans les différents secteurs étatiques et privés. Il est question non seulement des échanges humanistes avec les partenaires habituels de la République Démocratique du Congo en vue de l’expatriation des ressortissants congolais d’origine détenant les citoyennetés étrangères, mais aussi du retour concerté des immigrés congolais, qui le souhaitent, à la terre de leurs ancêtres.

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

vendredi 17 décembre 2010

De la Côte d'Ivoire à la République Démocratique du Congo

Cinq questions à Gaspard-Hubert Lonsi Koko (*)


1. Quel regard portez-vous sur la crise institutionnelle qui secoue actuellement la Côte d’Ivoire ?
Dès lors qu’il s’est posé la question de la validité juridique au regard du délai légal, le Conseil constitutionnel a automatiquement pris le relais. S’agissant des fraudes, cette institution a déclaré « avoir constaté des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d’ensemble ». Fallait-il pour autant reconnaître Laurent Gbagbo comme le président nouvellement élu ? D’après l’article 64 du code électoral ivoirien, on aurait dû prononcer l’annulation du scrutin pour permettre au Conseil des ministres de fixer par décret, sur proposition de la Commission chargée des élections, la date de l’élection dans les 45 jours à compter de la décision du Conseil constitutionnel. Mon regard privilégie donc des voies et moyens en vue d’une sortie de crise.

2. Comment expliquez-vous ce soutien clairement affiché de l’Union africaine et de la communauté internationale à Alassane Ouattara ?

Le Conseil constitutionnel est l’organe habilité à investir le président de la République ivoirienne. Alassane Ouattara le sait très bien, car il a prêté serment, par écrit, auprès de cette institution. Seulement, celle-ci a déjà reconnu le candidat Gbagbo comme magistrat suprême. Rappelons que la décision du Conseil constitutionnel est sans appel. Les arguments avancés par les différents antagonistes laissent supposer l’existence d’un vide juridique. Dans l’affirmative, la décision du Conseil constitutionnel devra faire d’office jurisprudence. Gbagbo est-il l’homme à abattre ? Il faut savoir que les Nations unies ont toujours recherché un « règlement pacifique », conformément au chapitre VI de la Charte qui les régit. C’était le cas notamment en République démocratique du Congo, s’agissant des affrontements entre les rebelles de Laurent Nkunda et l’armée nationale congolaise. Mais les Nations unies peuvent aussi passer outre le principe de non-intervention dans les affaires intérieures d’un État, conformément aux articles 39 et 42 du chapitre II de sa Charte, en ayant recours, comme le préconise l’article 41 du chapitre VII, à des mesures non militaires (embargo, sanctions économiques) pour faire pression sur les partisans de Laurent Gbagbo. En tout cas, il se pose, sur le fond, le problème de la souveraineté d’un État. La communauté internationale ne peut pas agir n’importe comment par crainte d’empiéter sur les affaires intérieures de la Côte d’Ivoire. Si elle intervient militairement, elle risque de matérialiser pour très longtemps la balkanisation de ce pays. 

3. Laurent Gbabgo a-t-il été piégé en ayant accepté d’organiser cette élection ?
Sachant très bien qu’il n’était pas soutenu par la communauté internationale, Laurent Gbagbo n’aurait pas dû organiser l’élection sans que l’État soit présent dans l’ensemble du territoire. Cela n’a pas permis à ses partisans de mieux surveiller le déroulement du vote au Nord. Mais s’il ne l’avait pas fait, on l’aurait accusé de vouloir confisquer le pouvoir. À mon avis, il a eu raison de recourir aux urnes. Son plus grand tort, c’était d’avoir cru qu’il allait bénéficier au second tour de l’électorat de Konan Bédié au détriment d’Alassane Ouattara.

4. Y a-t-il lieu de s’inquiéter sur l’avenir de la Côte d’Ivoire ?
Je parlerai plutôt du devenir du continent africain, lequel est en train de se jouer en ce moment, on ne s’en rend peut-être pas compte, en Côte d’Ivoire. Faut-il croire que tout a été entrepris par des puissances extra-continentales pour confirmer la séparation entre le Nord et le Sud ? Si cela se concrétise, le Soudan, le Nigeria, le Cameroun, la République démocratique du Congo et l’Angola subiront le même sort.

5. Pensez-vous que ce qui est en train de se dérouler en Côte d’Ivoire peut se reproduire en République démocratique du Congo qui entend organiser l’élection présidentielle en 2011, scrutin auquel vous serez candidat ?
Notre pays aurait pu vivre cette situation en 2006, si Jean-Pierre Bemba n’avait pas reconnu la victoire du président Kabila. Aucun pays africain n’étant à l’abri de ce qui se passe en Côte d’Ivoire, nous devons à tout prix lever les causes d’une éventuelle contestation avant l’organisation du scrutin. Nous devons donc mettre en place des dispositifs appropriés dans l’espoir d’un meilleur accompagnement du processus électoral, à commencer par l’exigence de la présence d’assesseurs de chaque candidat et d’observateurs de la communauté internationale dans tous les bureaux de vote. Il est aussi impératif qu’un Haut Représentant des Nations unies pour les élections soit nommé en vue d’un droit de regard, en conformité avec les dispositions légales, dans le processus électoral. Celui-ci doit permettre le déploiement des éléments de la Monusco (Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo) dans les zones contrôlées par les éléments du CNDP, échappant de ce fait aux FARDC. Si nous procédons de la sorte, notre pays échappera au « syndrome ivoirien ».

PROPOS RECUEILLIS PAR ROBERT KONGO, CORRESPONDANT EN FRANCE

(*) Président d’Union du Congo

© Le potentiel

mardi 14 décembre 2010

Joseph Kabila et le syndrome ivoirien

En République Démocratique du Congo, l’Alliance entre la Majorité Présidentielle (AMP) et le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) justifie l’inquiétude de ceux qui craignaient à juste titre, les conséquences des événements en cours en Côte d’Ivoire à travers le continent africain. Effectivement, malgré tout ce que le Groupe d’experts des Nations Unies a écrit, le président Joseph Kabila a pris l’option de s’allier avec les hommes de Laurent Nkunda et de Bosco Ntaganda, promesse ayant été faite à certains d’entre eux d’intégrer le commandement des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). La signature de l’adhésion à l’AMP par le pasteur Jean-Marie Runiga, chargé des relations extérieures de l’ancienne rébellion du Nord-Kivu de Laurent Nkunda et Bosco Ntaganda, ne peut en principe laisser indifférents tous ceux qui ne cessent de dénoncer les crimes de guerre, les crimes contre l’Humanité et les violations des droits fondamentaux de la personne humaine commises par les éléments du CNDP.

La pression électorale

Il y a encore quelques mois, certains spécialistes, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, pronostiquaient « la victoire sans coup férir » du président sortant aux prochains enjeux électoraux. Or, face à la pression électorale qu’exercent habilement certains candidats à la magistrature suprême issus de l’opposition, le vent commence à tourner. La preuve en est que le président sortant vient de renoncer au calendrier électoral adopté par la Commission Électorale Indépendante (CEI), laquelle n’a pourtant fait qu’obéir aux injonctions de l’AMP, et souhaite l’installation de la Commission Nationale Électorale Indépendante (CENI) dans un meilleur délai. Quant à l’ambition du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) de se présenter seul aux élections, elle est de moins en moins à l’ordre du jour. L’alliance officielle de la majorité présidentielle avec les acolytes de Laurent Nkunda et de Bosco Ntaganda, sachant pertinemment que ces derniers sont dans la ligne de mire de la cour pénale internationale, laisse donc  apparaître les faiblesses du supposé vainqueur. Comment réagir face à pareille incertitude ?

Péril en la demeure ?

Rappelons que le Kivu, qui avait massivement élu le président Joseph Kabila en 2006, ne lui est plus du tout favorable. En effet, le départ du camp majoritaire de l’ancien président de la chambre basse Vital Kamerhe, qui était très apprécié dans cette région, et l’insécurité grandissante dans l’Est de la République Démocratique du Congo écartent davantage l’hypothèse de la réélection tant souhaitée. Y aurait-il péril en la demeure ?
En tout cas, les joueurs d’échecs savent ce qu’est une fourchette. Il s’agit d’un coup tactique qui consiste à attaquer deux pièces adverses, ou plus à la fois, pour obtenir un avantage matériel – la prise d’une pièce de l’adversaire étant imparable. À travers l’adhésion du CNDP à l’AMP, le président congolais, en proie au « syndrome ivoirien », tient d’une part à s’assurer à tout prix de la mainmise sur tous les bureaux de vote situés dans les territoires actuellement non accessibles aux FARDC mais contrôlés par le CNDP. D’autre part, par ce choix, il espère compter sur les affidés de ce parti militaro-politique en cas de contestation des résultats du scrutin.

Un meilleur accompagnement du processus électoral

Il faudrait absolument éviter que ne se reproduise en République Démocratique du Congo ce qui est en train de se dérouler en Côte d’Ivoire. Ainsi revient-il aux acteurs politiques congolais et à la communauté internationale de mettre en place des dispositifs idoines en vue d’un meilleur accompagnement du processus électoral, à commencer par l’exigence de la présence d’assesseurs de chaque candidat et d’observateurs de la communauté internationale à l’élection présidentielle dans tous les bureaux de vote. Ensuite, compte tenu de la majorité détenue par l’AMP à la CENI et de la composition du Conseil constitutionnel (ou de l’institution qui en fait office) au sein de laquelle ne se retrouvent que des partisans du président Kabila, il est impératif qu’un Haut Représentant des Nations Unies pour les élections soit nommé en vue d’un droit de regard, en conformité avec les dispositions légales, dans le processus électoral en République Démocratique du Congo. Enfin, le processus électoral en cours doit permettre le déploiement des éléments de la Mission des Nations Unies au Congo (monusco) dans les territoires qui sont sous le contrôle des éléments du CNDP, échappant de ce fait au contrôle des FARDC.

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

lundi 13 décembre 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20101213/009 relatif à l'adhésion du CNDP dans l'alliance des kabilistes

La majorité présidentielle en République démocratique du Congo, l'AMP, s'est enrichie d'une nouvelle recrue. En effet, malgré tout ce qu'a écrit le Groupe d'experts des Nations Unies, le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) s'est officiellement allié au président Joseph Kabila, l'adhésion à l'AMP ayant été signée par le pasteur Jean-Marie Runiga, chargé des relations extérieures de l'ancienne rébellion du Nord-Kivu de Laurent Nkunda et Bosco Ntaganda. En contrepartie, un bon nombre d'éléments du CNDP seront promis dans la direction des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).

À travers cette adhésion, ayant surtout à l'esprit les événements en cours en Côte d'Ivoire, le président Kabila vient d'une part de s'assurer de la mainmise sur tous les bureaux de vote situés dans les territoires actuellement non accessibles aux FARDC mais contrôlés par le CNDP. D'autre part, il espère compter sur les affidés de ce parti militaro-politique en cas de contestation des résultats des élections.

En conséquence, le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) exige la présence des assesseurs de chaque candidat et des observateurs de la communauté internationale à l'élection présidentielle dans tous les bureaux de vote. Dans la même optique, l'AMP étant majoritaire dans la CENI et que le Conseil constitutionnel (ou de l'institution qui en fait office) étant composé des affidés du président Kabila, il est impératif qu'un Haut Représentant des Nations Unies pour les élections soit nommé en vue d'un droit de regard, en conformité avec les dispositions légales, dans le processus électoral en République Démocratique du Congo. Enfin, il est nécessaire de déployer, au moment du scrutin, les éléments de la monusco dans les territoires qui sont sous le contrôle des éléments du CNDP.

La Direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo

Fait à Paris, le 13 décembre 2010

samedi 11 décembre 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 20101211/009 relatif à la laïcité républicaine en République Démocratique du Congo

M. Gaspard-Hubert Lonsi Koko a été l’un des invités du dîner républicain qui a été organisé par la fédération de la Gauche Moderne du Val-de-Marne, le vendredi 10 décembre au restaurant La Diva à Maisons-Alfrot. En présence des cadres de ce parti politique français et ceux du Parti Radical Valoisien – comme Michel Suchod, Gilles  Casanova, Marc d’Héré, Eric Malmaison, Jean-Luc Caddedu... – et des conseillers municipaux – tels que Jacques Poirson, Christine Moirenc... –, Gaspard-Hubert Lonsi Koko a rappelé que la laïcité, que d’aucuns qualifient d’« exception française », n’a jamais préconisé la disparition du principe spirituel. Au contraire, elle reconnaît à celui-ci une pratique individuelle, donc relevant de la sphère privée. Après avoir évoqué le foisonnement des églises en République Démocratique du Congo et leurs implications, directes ou indirectes, dans la gestion de la chose publique, M. Lonsi Koko a insisté sur la nécessité pour un État de reconnaître toutes les religions sans pourtant en adopter une – la laïcité devant surtout être l’un des fondements du pacte républicain.

Dans la mesure où la croyance en un Dieu unique fait partie de la culture négro-africaine et de la civilisation bantoue, M. Lonsis Koko a expliqué que le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) réglementerait, pendant la mandature 2011-2016, la liberté religieuse dans le sens de la protection de la foi et de l’affirmation spirituelle, du respect des croyances et des opinions. Partant du principe que la République Démocratique du Congo est un État laïque, le gouvernement dirigé par le RDPC mettra sur pied un Conseil Suprême des Affaires Religieuses (CSAR) pour harmoniser les relations entre les différentes confessions et faire régulièrement des propositions au gouvernement en matière spirituelle, l’objectif étant de consolider la laïcité républicaine.

La Direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo

Fait à Paris, le 11 décembre 2011

mercredi 8 décembre 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20101208/008 relatif à l’état de grâces ou de disgrâces en République Démocratique du Congo

Lors de son allocution sur l’état de la Nation faite ce mercredi 8 décembre, devant les deux chambres réunies en congrès au Palais du peuple, le président Joseph Kabila s’est réjoui que 2010 a été « une année de grâces pour la République Démocratique du Congo ». Pour justifier « cet état de grâces », le président de la République a surtout évoqué l’atteinte du point d’achèvement à l’initiative PPTE avec comme conséquence l’effacement de plus de 80 % de la dette extérieure, la victoire pour la deuxième année consécutive du Tout Puissant Mazembe en Ligue des champions de la Confédération Africaine de Football (CAF).

Après avoir décrété 2010 l’année du social, le peuple congolais s’attendait à ce que le président de la République fasse objectivement le bilan social des 11 mois écoulés. Le président de la République a ainsi omis d’évoquer les disgrâces qui ont terni l’image de notre pays, s’agissant de l’année 2010. En effet, au court de l’année qui est en tain de s’achever, la République Démocratique du Congo a renoncé à organiser la Coupe d’Afrique des nations 2015 ou l’édition 2017. Pis encore, un pays très riche comme le nôtre ne peut se réjouir de figurer parmi les Pays Pauvres et Très Endettés (PPTE). Sur le plan des droits fondamentaux de la personne humaine, les tergiversations sur les affaires Chebeya, Tungulu et consorts constituent au tant de zones d’ombre dont on ne peut pas se glorifier.

Par ailleurs, qu’est-ce qui a réellement changé, sur le plan social, dans le quotidien du Congolais moyen ? Son pouvoir d’achat a-t-il augmenté ? La situation, en matière d’emploi, s’est-elle améliorée ? La gratuité de l’école a-t-elle été suivie de mesures appropriées afin d’éviter les dégâts collatéraux à l’encontre des parents et d’épargner moult tracasseries aux enseignants ? Les salaires de ces derniers se sont-ils améliorés ? Nombreuses sont donc des questions dont les réponses sont négatives.

En conséquence, pour que les Congolaises et les Congolais retrouvent le bonheur auquel ils ont droit, le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) s’engage à promouvoir, lors de la mandature 2011-2016, une politique audacieuse qui sera axée sur la Liberté, l’Égalité, la Sécurité et la Prospérité, les objectifs étant la croissance économique, l’évolution sociale, l’innovation politique et la paix.

La Direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC)

Fait à Marseille, le 8 novembre 2010

lundi 6 décembre 2010

Côte d’Ivoire, le pays où se joue l’avenir de l’Afrique

Surtout ne nous trompons pas, l’avenir du continent africain se joue, en ce moment, en Côte d’Ivoire. Sans vouloir prendre partie pour l’un au détriment de l’autre, l’épreuve des forces entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara ne doit laisser aucun Africain indifférent. Mine de rien, derrière cette lutte acharnée entre deux fortes personnalités se cachent plusieurs enjeux. Sur fond de lutte entre les musulmans et les chrétiens dans la prise du pouvoir, d’investissements chinois et de balkanisation de la Côte d’Ivoire, c’est le nouveau découpage territorial de l’Afrique qui est au menu des grandes puissances de ce monde.

L’opposition entre les chrétiens et les musulmans

On ne peut qu’être surpris du silence de l’ancien président Henri Konan Bédié qui est à l’un des promoteurs du concept d’ivoirité ayant fait injustement d’Alassane Ouattara « le paria » de la classe politique ivoirienne. Ironie du sort, Bédié a été obligé, au second tour de l’élection présidentielle, de soutenir Ouattara qui avait été l’allié de circonstances de Laurent Gbagbo en 2000. Certes, d’aucuns pourraient s’abriter derrière la mauvaise utilisation d’un concept qui, conçu par Nangoranh Porquet dans les années 1970, devait en principe permettre la synthèse de différentes cultures ivoiriennes. En fait, à travers « l’affirmation de l’épanouissement de l’homme ivoirien dans ce qui fait sa spécificité », l’objectif de l’ancien président avait consisté à contenir les ambitions présidentielles de son rival nordiste de l’époque, l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara. Ce dernier avait été écarté, à deux reprises (en 1995 et en 2000), de la course à la magistrature suprême pour « nationalité douteuse ».

En tout cas, l’utilisation politique de l’ivoirité par Henri Konan Bédié au lendemain du décès de Félix Houphouët Boigny, a abouti au résultat contraire. En effet, au lieu d’unir les Ivoiriens, l’ivoirité a été utilisée pour exclure les gens du Nord majoritairement musulmans. Ainsi a-t-elle fini par générer le putsch des insurgés nordistes en 2002 au point de balkaniser la Côte d’Ivoire.

Les investissements chinois

Il est évident que les puissances occidentales voient d’un mauvais œil le fait que la Chine aille à l’assaut du continent africain. Or, sachant l’intérêt de l’Empire du milieu pour les ressources naturelles de l’Afrique, une stratégie s’est mise en place pour contrer son implantation. Contrairement à ce que l’on peut penser, le choix d’un asiatique, en l’occurrence Youn-Jin Choi, comme représentant des Nations Unies en Côte d’Ivoire n’est pas du tout anodin. En ayant certifié la victoire de l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara, tous ceux qui voient en Laurent Gbagbo l’adversaire du néo-colonialisme vont désormais associer les asiatiques aux manigances qui consistent à vouloir hypothéquer l’avenir du continent africain. Cela risque donc de porter préjudice aux investissements chinois dans cette partie de la planète.

Ayant fleuré le piège, la Chine s’est jointe à la Russie en apportant leur soutien à Laurent Gbagbo. Ainsi ces deux pays, qui siègent au Conseil de sécurité, ont-ils manifesté leur désaccord avec la majorité de la communauté internationale qui ont volé au secours d’Alassane Ouattara.

La balkanisation de la Côte d’Ivoire

Le choix de Thabo Mbeki, comme médiateur, montre bien l’hypocrisie de l’Union Africaine. Il est vrai que Thabo Mbeki avait réussi à obtenir, à Pretoria en avril 2005, un accord ayant proclamé la « fin des hostilités ». Mais le texte était resté lettre morte, car les rebelles du Nord ont accusé le médiateur de l’époque d’être un « partisan acharné » de Laurent Gbagbo. Comment l’ancien président sud-africain peut-il, aujourd’hui, trouver une issue à la situation en cours en Côte d’Ivoire dès lors que les éléments constitutifs de la crise ivoirienne sont toujours d’actualité ?

Quant aux forces onusiennes, comment peuvent-elles justifier en Côte d’Ivoire le principe qui a poussé la monuc, conformément au chapitre VI de la charte des Nations Unies, à privilégier le « règlement pacifique » s’agissant des affrontements meurtriers entre les rebelles de Laurent Nkunda et l’armée nationale congolaise dans l’Est de la République Démocratique du Congo ? On peut également s’interroger sur les raisons qui ont poussé les forces onusiennes à ne pas intervenir avant l’entrée en jeu du Conseil constitutionnel. Cela aura au moins permis à la Commission Électorale Indépendante de proclamer les résultats dans le délai légal. S’est-il agi de l’objectif recherché dans l’espoir de maintenir la coupure de la Côte d’Ivoire en deux ? Mises devant le fait accompli, il ne leur reste plus que deux choix. Soit elles passent outre le principe de non-intervention dans les affaires intérieures d’un État, conformément aux articles 39 et 42 du chapitre II de la Charte des Nations Unies. Soit elles recourent, comme le préconise l’article 41 du chapitre VII de ladite charte, à des mesures non militaires (embargo, sanctions économiques) pour faire pression sur les partisans de Laurent Gbagbo.

Or, dès lors que le Conseil constitutionnel a confirmé la victoire du président Gbagbo, une éventuelle intervention militaire des Nations Unies équivaudra à un putsch. En conséquence, les forces onusiennes se retrouveront dans la situation de l’arroseur arrosé, après soutenu qu’Alassane Ouattara était victime d’un putsch de la part du président sortant. Si jamais les Nations Unies interviennent militairement en Côte d’Ivoire et que l’armée ivoirienne parvient à défendre la partie Sud du pays, il y aura des fortes probabilités que la ligne de démarcation entre le Nord et le Sud soit maintenue. Ainsi la matérialisation de la balkanisation du pays deviendra-t-elle officielle. Ouattara deviendra, de facto, le président de la Côte d’Ivoire du Nord et Gbagbo celui de la Côte d’Ivoire du Sud.

L’avenir du continent africain

La légitimité doit-elle forcément primer sur la légalité ? Certes, seul Laurent Gbagbo détient, aujourd’hui, la clef du dénouement de ce dilemme. Mais, au-delà du problème interne à la Côte d’Ivoire, il est important de rappeler que l’imbroglio ivoirien peut servir de précédent à la balkanisation du Soudan, du Nigeria, de la République Démocratique du Congo, de l’Angola et du Cameroun. Les Africains ont donc intérêt à ce qu’une solution salutaire soit trouvée en Côte d’Ivoire, s’ils veulent sauvegarder l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation conformément à la charte de l’Organisation de l’Unité Africaine de 1964. Il ne faut surtout pas que les Ivoiriens, chrétiens comme musulmans, s’enferment dans le schéma extra-continental que l’on veut leur imposer. De plus, il est question, non seulement de l’unification de la Côte d’Ivoire, mais probablement de l’avenir de toute l’Afrique.

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

mardi 30 novembre 2010

Un Fonds de Développement du Congo

Selon un communiqué de presse repris par plusieurs organismes, le 17 novembre dernier, la République Démocratique du Congo a obtenu gain de cause dans les négociations ayant été engagées à Paris avec ses créanciers traditionnels. En effet, les représentants des pays créanciers du Club de Paris et le Brésil ont convenu avec les représentants du Congo-Kinshasa, dont la délégation était conduite par le ministre des Finances Matata Ponyo, d’un allégement de la dette à la suite de l’atteinte par ce pays du Point d’achèvement de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Ainsi les créanciers publics membres du Club de Paris, pour contribuer à restaurer la soutenabilité de la dette de la République Démocratique du Congo, se sont-ils engagés à réaliser une annulation totale de 7,350 milliards Usd.

Le climat des affaires

Depuis le temps que l’on annule les dettes des pays en voie de développement, force est de constater que leurs bénéficiaires n’ont jamais pensé sérieusement à mettre en place les mécanismes appropriés en vue de leur développement. Pis encore, ils se sont endettés davantage auprès d’autres créanciers comme la Chine. D’ailleurs, très préoccupés par le climat des affaires en République Démocratique du Congo, les représentants des pays créanciers du Club de Paris ont recommandé au gouvernement congolais « de procéder à de nouvelles réformes pour améliorer encore la gouvernance, la primauté du droit et la lutte contre la corruption en vue d’un développement durable ».

Malgré leur inquiétude, le Club de Paris et le Brésil ont cru en la volonté des arguments avancés par la délégation congolaise à propos de la détermination du Congo-Kinshasa à « mettre en œuvre une stratégie globale de réduction de la pauvreté et un programme économique ambitieux favorisant une croissance économique durable ». Nombreuses sont les bonnes intentions prises par le gouvernement congolais qui n’ont abouti à rien de concret. Le président Joseph Kabila n’avait-il pas décrété 2010 l’année du social ? Cette décision a-t-elle débouché sur des initiatives gouvernementales au profit des populations congolaises les plus démunies à une quarantaine de jours de la fin de l’année ? Ne dit-on pas que, dans certaines circonstances, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ?

La création d’un Fonds de Développement du Congo

Il me semble que les modalités d’application d’une telle mesure auraient dû être conditionnées, comme l’avaient déjà suggéré quelques rapports du sénat belge, à la mise en œuvre effective des mécanismes de lutte contre la corruption et à l’utilisation des fonds dégagés pour la réalisation des objectifs bien définis en République Démocratique du Congo, tel que celui de développement du millénaire. De plus, les représentants des créanciers du Club de Paris auraient mieux fait de veiller à ce que la remise de la dette ne génère pas les conditions d’une nouvelle dette très lourde. Il aurait donc fallu mettre en place une structure, une sorte de Fonds de Développement du Congo (FDC), habilitée nos seulement à recevoir l’équivalent de la dette allégée ou annulée, mais aussi à mener des enquêtes tant au niveau congolais qu’au niveau international afin de vérifier la faisabilité des projets initiés par le gouvernement congolais avant de financer leur réalisation.

Pour éviter que la République Démocratique du Congo ne soit sans cesse victime du piège fatal qui consiste à annuler une part de la dette du débiteur dans l’espoir de mieux le ferrer, je préconise donc la création de ce Fonds de Développement du Congo (FDC). Celui-ci devra être ouvert à des investisseurs publics, ou privés, dont les parts seront détenues sous forme d’actions qui seront cotées en bourses. Outre les sommes relatives à l’allégement ou à l’annulation de la dette, il sera alimenté par des capitaux qui émaneront directement des partenaires nationaux, ou étrangers, désireux de participer au développement économique de notre pays.

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

dimanche 28 novembre 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20101128/007 relatif à la peine de mort en République Démocratique du Congo

Selon un communiqué de presse publié à Kinshasa, l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo, qui s’était réunie en séance plénière le jeudi 25 novembre sous la présidence de M. Evariste Boshab, a rejeté une proposition de la loi sur l’abolition de la peine de mort.

Force est de constater que, depuis plusieurs années, personne n’a été exécuté en République Démocratique du Congo à l’issue d’une décision judiciaire. A contrario, des gens ont été tués, à cause de leurs convictions, sans avoir été condamnés à mort par un tribunal. En conséquence, le RDPC estime nécessaire la tenue d’un débat sur le choix entre le maintien de la peine mort et l’abolition de la peine mort au profit de l’inscription de la condamnation à perpétuité des criminels dans les textes pénaux.

Le RDPC rappelle surtout que les droits humains fondamentaux ainsi que les libertés publiques et démocratiques énoncés par la Constitution congolaise et les traités internationaux dûment signés par la République Démocratique du Congo doivent être respectés par le gouvernement congolais. De plus, la dignité de la personne humaine doit être sauvegardée.

Après le temps des guerres, il est nécessaire de bâtir la paix des cœurs. Le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo proposera donc, dès le début de la mandature 2011-2016, la tenue d’un référendum en ces termes : « Faut-il inscrire la condamnation à perpétuité des criminels dans les textes pénaux, en contrepartie de l’abolition de la peine de mort ? »

La Direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC)

Fait à Genève, le 28 novembre 2010

samedi 27 novembre 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20101127/006 relatif à la visite de Gaspard-Hubert Lonsi Koko à M. André Flahaut

M. Gaspard-Hubert Lonsi Koko, qui a affirmé son intention de se présenter à la prochaine élection présidentielle en République Démocratique du Congo, s'est entretenu le vendredi 26 novembre avec M. André Flahaut, président de la chambre belge des représentants.

L'entretien, qui s'est déroulé au siège du Parti Socialiste à Bruxelles, s'est articulé autour de la situation politique en République Démocratique du Congo, de l'avenir de la région des Grands Lacs et  des relations entre l'Europe et l'Afrique. MM. Lonsi Koko et Flahaut, qui ont aussi évoqué certains points du projet du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo, ont bien entendu abordé quelques pistes en vue d'un nouveau partenariat entre leurs deux pays.

La Direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC)

Fait à Paris, le 27 novembre 2010

samedi 20 novembre 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20101119/005 relatif à l’année du social décrétée par le président Joseph Kabila

À l’occasion des festivités ayant marqué le cinquantenaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo, le 30 juin 2010, le chef de l’État congolais, Joseph Kabila, avait déclaré que 2010 était l’année du social. Ainsi avait-il personnellement instruit le gouvernement de tout mettre en œuvre pour atteindre cet objectif. Que constate-t-on à moins de 50 jours de la fin de l’année 2010 ?

Si, à presque une année de l’élection présidentielle, le chef de l’État ne parvient ni à honorer ses promesses, ni à réaliser les projets pour lesquels il avait été élu en 2006, faudra-t-il lui faire de nouveau confiance quant aux enjeux en cours ? Force est de constater que la traversée du désert continue, que l’espoir n’est pas de nouveau au rendez-vous 50 ans après l’accession de notre pays à la reconnaissance nationale. Effectivement, la présidence de Joseph Kabila n’a pas permis au peuple congolais de retrouver le bonheur.

Pour sortir de l’impasse dans lequel se trouve en ce moment la République Démocratique du Congo, je rappelle aux Congolaises et aux Congolais la nécessité de sanctionner l’actuelle majorité en accordant leur suffrage, lors des élections de 2011, à une nouvelle équipe compétente. Il est donc impérieux non seulement de dépasser le statu quo ayant animé la législature finissante, mais surtout d’impulser une politique audacieuse pouvant permettre à notre peuple d’aspirer enfin à la Liberté, l’Égalité, la Sécurité et la Prospérité.

Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Porte-parole du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC)

Fait à Paris, le 19 novembre 2010

jeudi 18 novembre 2010

Dîner républicain autour de la laïcité

La fédération du Val de Marne de La Gauche Moderne organise, le vendredi 10 décembre à partir de 19 h 30, un dîner républicain pour l’anniversaire de la loi de 1905 relative à la laïcité, avec Gaspard-Hubert Lonsi Koko et Jean-Luc Caddedu.

Les intervenants :
 

Gaspard-Hubert Lonsi Koko est un ancien cadre du Parti Socialiste français qui a longtemps animé le club de réflexion Enjeux Socialistes et Républicains et le Club Afrique. Il est candidat à la candidature en vue de l’élection présidentielle qui se tiendra en 2011 en République Démocratique du Congo.

Jean-Luc Caddedu est secrétaire national du parti radical valoisien, élu local de Maisons-Alfort.

Plusieurs responsables nationaux et régionaux de La Gauche Moderne prendront à ce dîner républicain.

Lieu :

Le restaurant “La Diva”
36, avenue du Général Leclerc
94700 Maisons-Alfort
Site internet : http://www.restaurant-ladiva.fr/index.html

Le menu : de 21 à 29 euros, ou à la carte.

Confirmation et réservation :

Eric Malmaison
E-mail : eric.malmaison@gmail.com
Tél. : 0033 617 975 803

mardi 9 novembre 2010

Lettre ouverte à l'attention des parlementaires de la République Démocratique du Congo

Aux bons soins de :

Honorable Evariste BOSHAB
Président de l'Assemblée Nationale
Palais du Peuple
Kinshasa-Lingwala
RD Congo

Honorable Léon KENGO WA DONGO
Président du Sénat
Palais du Peuple
Kinshasa-Lingwala
RD Congo


Copies pour information :

à M. Joseph KABILA, président de la République ;
à M. Adolphe MUZITO, Premier ministre ;
Président  de la Cour de Cassation ;
Président du Conseil d’Etat ;
Président de la Cour Constitutionnelle ;
Aux ambassades d'Allemagne, d'Autriche, de Belgique, du Canada, d'Espagne, des États-Unis, de France, de Grande Bretagne, d'Italie, des Pays-Bas, de Pologne, de la République Tchèque, du Royaume Uni, de Suède et de Suisse à Kinshasa.

Honorables Députés et Sénateurs,


Par la présente et peut-être pour la première fois, nous, candidats à l'élection présidentielle de 2011 en République Démocratique du Congo, vous saisissons, en votre qualité de représentants institutionnels du peuple congolais, pour vous donner notre avis et nos recommandations, en ce qui concerne le processus électoral en cours, en RDC.

Chers honorables, notre démarche populaire consiste surtout à mettre au point des "gardes fous" et des garanties susceptibles à créer dans l’imaginaire collectif congolais, une passerelle cheminant vers un grand Congo qui soit un réel espace républicain digne d’un Etat de droit et de démocratie.

En effet, à l’issu des élections prochaines de 2011, notre désir ardent sera de voir nos efforts d’aujourd’hui accoucher d’une mandature présidentielle 2011-2016, qui soit non controversée, pacifique, transparente et reconnue saine de tout notre peuple: la vraie source et l’émanation de tout pouvoir.

Cependant, notre démarche citoyenne ressemble à cette pierre posée sur le fondement de notre jeune démocratie, et consiste aussi à porter haut et fort, la dignité de notre peuple, et la fierté de nos institutions qui soient exemptées d’éventuels reproches, au regard de l'opinion internationale.

Voilà pourquoi, eu égard aux dispositions constitutionnelles relatives à ses articles 23 et 27, lesquels accordent la liberté d'expression à toute personne et le droit d'adresser individuellement ou collectivement une pétition à l'autorité publique, nous voudrions spécialement attirer votre attention sur les questions ci-après, et relatives à l'organisation de ces futures élections.

1. Quant aux Congolais vivant à l’étranger

En vertu de l’article 11 de notre Constitution, il est hors de question d’exclure une certaine catégorie du peuple Congolais sous prétexte qu’ils sont en dehors du territoire national, car l’article suscité déclare que "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Toutefois, la jouissance des droits politiques est reconnue aux seuls Congolais, sauf exceptions établies par la loi." Et dans l’article 12 de cette même Constitution, il est aussi stipulé que "Tous les Congolais sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection des lois."

Pour renforcer cette pensée politique, l’article 50 de notre Constitution, en son alinéa a, déclare que "l'Etat protège les droits et les intérêts légitimes des Congolais qui se trouvent tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays."

Voilà pourquoi aussi, en tout état de cause, nous réclamons avec force auprès du pouvoir en place à Kinshasa, de veiller au respect de l’application de l’article 66 de notre Constitution, qui déclare que : "Tout Congolais a le devoir de respecter et de traiter ses concitoyens sans discrimination aucune et d'entretenir avec eux des relations qui permettent de sauvegarder, de promouvoir et de renforcer l'unité nationale, le respect et la tolérance réciproques. Il a, en outre, le devoir de préserver et de renforcer la solidarité nationale, singulièrement lorsque celle-ci est menacée."

2. Quant à la liberté de presse

Notre Constitution, en son article 24, reconnaît à toute personne, le droit à l'information. Les partis politiques qui concourent à l'expression du suffrage, au renforcement de la conscience nationale et à l'éducation civique (art.6) ont aussi droit d’accès aux médias audiovisuels et écrits d'Etat. Nous vous signalons aussi notre désir de jouissance de notre privilège constitutionnel de manière équitable, auprès de ces services publics, au même titre que tous les courants politiques et sociaux qui se lancent dans la campagne électorale ou dans l’éducation civique et politique dans notre pays.

Voilà aussi pourquoi nous demandons l'ouverture, par l'octroi d'un signal de capture hertzienne, aux médias de la diaspora ainsi qu'à celles basées en RDC, de manière à pouvoir informer notre peuple, à l'intérieur et à l'extérieur du territoire national, sur les informations générales, en vertu des dispositions constitutionnelles susnommées.

3. Quant à la Commission électorale nationale indépendante

En vue de sortir la démocratie Congolaise de toute crise anticonstitutionnelle due au fait des actes récents posés par la CEI, et d’éviter tout vide juridique et constitutionnel grave dans notre pays, pour une quelconque vacance volontaire du poste présidentiel dans notre pays, nous demandons à qui de droit, de bien vouloir instituer illico, par une loi organique urgente, l’esprit des lois en rapport en l’article 211, alinéa a, de notre Constitution qui déclare ce qui suit :"Il est institué une Commission électorale nationale indépendante dotée de la personnalité juridique. La Commission électorale nationale indépendante est chargée de l'organisation du processus électoral, notamment de l'enrôlement des électeurs, de la tenue du fichier électoral, des opérations de vote, de dépouillement et de tout référendum..."

Pour beaucoup plus d’amples renseignements, nous vous prions de trouver en annexe notre document sur les préalables qui conditionnent notre participation à l'élection présidentielle et à la validité des résultats de ce scrutin.

Espérant pouvoir compter sur votre civisme et sur votre souci pour la dignité du peuple congolais, nous vous prions d'agréer, Honorables Députés et Sénateurs, l'expression de nos sentiments patriotiques.


Pour le Collectif des Démocrates Congolais (CDM)

Augustin MUKAMBA
Dr Mboyo Ndombo Bent
Gaspard-Hubert LONSI KOKO


Fait à Genève, le 1er Novembre 2010

vendredi 22 octobre 2010

Bois illégal et déforestation, Gaspard-Hubert Lonsi Koko plaide pour la sauvegarde du bassin du Congo

Le projet de règlement sur les importations illégales de bois, en discussion depuis 2003, vient d’être adopté et entrera en vigueur en 2013. Pour ce faire, l’Union Européenne propose notamment de mettre en œuvre des accords de partenariats volontaires (APV) avec les pays producteurs de produits ligneux. Il s’agit d’accords commerciaux bilatéraux. Les négociations de ces APV reposent sur un système national de vérification de la légalité des exploitations et la traçabilité du bois. Ce jeudi 21 octobre, la RD-Congo et l'Union Européenne ont entamé des négations en vue d’un accord pour lutter contre les exploitations de bois issu d'abattages illégaux.

Le commissaire européen au développement, Andris Piebalgs, le ministre congolais de l'Environnement, José Bononge Endundo, et le ministre belge de la Coopération au développement Charles Michel, dont le pays préside l'UE, ont signé à Bruxelles une déclaration destinée à lancer ces négociations. D'autres pays africains ont déjà ratifié des accords allant dans ce sens avec l'Union Européenne. Africa Media 21 a reçu Gaspard-Hubert Lonsi Koko, candidat a l’élection présidentielle de 2011. Le projet de société de son parti, le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo, RDPC, fait la part belle à l’existence harmonieuse entre l’Homme et la nature. Dans cette interview, M. Lonsi endosse le costume d’un véritable avocat du bassin du Congo, et explique toute son importance dans le dispositif international pour la protection de l’environnement [lire la suite].
Propos recueillis par Eric Mwamba
© Africa Média 21

lundi 4 octobre 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20101004/005 relatif à la mort de M. Armand Tungulu Mudiandambu dans une prison congolaise

Le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo présente ses condoléances à l’épouse, aux enfants et aux proches du compatriote Armand Tungulu Mudiandambu qui est décédé le 3 octobre dans une prison en République Démocratique du Congo (RDPC) suite à son incarcération à cause d’une pierre jetée contre le convoi du président Joseph Kabila dans une rue de Kinshasa le mercredi 29 septembre.

Le RDPC espère que toute la lumière sera faite dans un bref délai, s’agissant des causes du décès du compatriote Armand Tungulu Mudiandambu.

Le RDPC attire également l’attention du gouvernement congolais sur la garde à vue et la détention judiciaire en République Démocratique. D’ores et déjà, au sein du RDPC, nous préconisons la réforme de l’administration pénitentiaire afin d’apporter des réponses aux nombreux problèmes liés au budget de fonctionnement, à la dégradation et à l’inadaptation des édifices, à l’insuffisance et à la qualification des personnels, aux normes minimales internationalement reconnues en matière de traitement des détenus.

La direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC)

Fait à Kinshasa, le 4 octobre 2010

dimanche 3 octobre 2010

RDC : A Paris la diaspora applaudit le rapport de l'ONU (vidéo)

Après la publication du rapport des Nations-Unies sur les exactions commises en République démocratique du Congo (RDC) entre 1993 et 2003, plusieurs organisations de la diaspora congolaise en France ont manifesté contre "les actes criminels de l'armée rwandaise en RDC". Si plusieurs pays de la région des grands lacs sont épinglés par le rapport (Ouganda, Angola, Burundi… ), c'est en effet sur l'armée rwandaise de Paul Kagame que les accusations les plus graves sont portées. Pour ces opposants congolais, ce rapport  jette enfin la lumière sur le drame congolais, resté trop longtemps dans l'ombre du génocide rwandais [lire la suite].

vendredi 24 septembre 2010

RD-Congo : Menace sur le calendrier électoral

Dans cette interview exclusive à batons rompus, Gaspard-Hubert Lonsi Koko n'a pas fait dans la dentelle. Celui qui apparait comme un candidat du changement préconise, l’installation, le 30 Juin 2011, d’une équipe de gestionnaires aguerris, intègres et probes dont la mission primordiale sera d’assurer techniquement la continuité de l’État et d’organiser les élections dans le semestre suivant.
Africa Media 21 : Le président de la Commission Électorale Indépendante (CEI), l’abbé Apollinaire Malu-Malu Muholongu, a récemment publié un calendrier électoral pour des élections générales échelonnées entre 2010 et 2013. En tant que candidat à la prochaine élection présidentielle, comment analysez-vous le processus démocratique en RD Congo depuis 2006 ?
Gaspard-Hubert Lonsi : En 2006, le peuple congolais avait à juste titre pris la décision historique de changer le cours de son destin politique. À cet égard, la République Démocratique du Congo organisait, après trois décennies de léthargie et de fossilisation des esprits, des élections présidentielle et législatives, grâce aux revendications légitimes d’une élite politique clairvoyante et patriotique, à la volonté inébranlable de notre peuple meurtri et à l’assistance de la communauté internationale dont nous devons saluer la contribution et la générosité. Dans la foulée de ces joutes électorales, la nouvelle mouture des collectivités publiques a été mise en place. Chargées de répondre aux besoins les plus pressants des populations locales, ces instances se sont rapidement dotées d’institutions politiques dont la mission consistait à administrer les entités provinciales nouvellement créées. Toutefois, sur le plan municipal, les élections communales, qui auraient dû normalement culminer le processus électoral, n’ont à vrai dire connu un moindre début de commencement. Une telle mascarade ne pouvait que présager, – c’est ce que craignaient et redoutaient les forces progressistes et démocratiques –, la confiscation du pouvoir, l’accaparement de l’État et la prise en otage de notre peuple au niveau de la base. De ce fait, une faction politique, en l’occurrence la majorité présidentielle, a fait main basse sur les collectivités locales [lire la suite].

Propos recueilli par Erci Mwamba

© Africa media 21

lundi 13 septembre 2010

RD Congo : Élection présidentielle de 2011

Gaspard-Hubert B. Lonsi Koko, le candidat du changement...


Humaniste engagé, Gaspard-Hubert Lonsi Koko s’est toujours impliqué en vue de l’égalité réelle des droits et des devoirs entre les Hommes indépendamment de leurs origines et de leur rang social. L’amitié entre les peuples, le développement économique et politique de l’Afrique le préoccupent beaucoup ; la crise congolaise est son cheval de bataille. Il milite, parallèlement, pour l’émancipation du Citoyen congolais, la liberté, l’autonomie et la responsabilité de la base. Ainsi a-t-il fait le choix de se présenter, sous la bannière du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC), à l’élection présidentielle qui se tiendra en novembre 2011.

En ayant privilégié le processus électoral pour accéder à la magistrature suprême, Gaspard-Hubert Lonsi Koko compte engager toutes les Congolaises et tous les Congolais, sans exclusion, ni exclusive, quels qu’ils soient, où qu’ils se trouvent, sur la voie salutaire de la concorde politique et de la réconciliation nationale, de la liberté et de la sécurité, de la prospérité matérielle et de la dignité humaine. Il veut entraîner toutes ses concitoyennes et tous ses concitoyens dans la voie du changement démocratique, du développement économique, du progrès social, de la paix et de la justice.

Voilà donc un dirigeant décidé et prompt à servir sa collectivité publique. Un leader qu’il faut nécessairement soutenir pour assurer à la République Démocratique du Congo, ce territoire majestueux et richissime de l’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs africains, un brillant avenir.

Le Rassemblement pour le Développement
et la Paix au Congo (RDPC)


Dans le cadre de l’élection présidentielle qui se tiendra en 2011 en République Démocratique du Congo, le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo propose aux Congolaises et aux Congolais un programme intitulé Le Congo d’avenir. Ce projet de société repose essentiellement sur quatre principes fondamentaux : à savoir la Liberté, l’Égalité, la Sécurité et la Prospérité.
La Liberté signifie la plénitude de la vie dont jouit le citoyen congolais. C’est la souveraineté dont bénéficie le peuple congolais pour choisir ses représentants ou ses dirigeants. C’est l’indépendance de la Nation dans la détermination de son avenir politique.

L’Égalité suppose le fait de vivre dans une société qui donne à ses enfants, sans distinction, les chances similaires, les opportunités identiques pour bâtir la collectivité et défendre la Nation. C’est la dignité apportée par les pouvoirs publics dans la vie quotidienne de chaque citoyen pour que ce dernier soit épanoui.

La Sécurité veut dire la protection des droits de l’individu et de la collectivité. C’est l’harmonisation des droits individuels et des libertés publiques en vue de garantir la paix, la concorde et l’unité politique de la Nation. C’est la justice qui protège les plus faibles contre les plus forts, qui protège les citoyens contre le pouvoir de l’État et de l’administration publique.

La Prospérité renvoie aux ressources abondantes de la collectivité publique mises à la disposition des citoyens pour assurer le succès et le rayonnement, la puissance matérielle et la liberté du pays, le confort social et l’expansion économique de la population.

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Pour contacter le candidat du RDPC :

En France :
Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Maison des Associations – Boîte n° 24
22, rue de la Saïda – 75015 Paris (France) – Tél. : 0033 612 066 872
http://rdpc-rdcongo.blogspot.com – E-mail : rdpc.rdc@gmail.com

En République Démocratique du Congo :
Tél. : 00243 999 644 934
http://rdpc-rdcongo.blogspot.com – E-mail : rdpc.rdc@gmail.com

Rassemblement contre les crimes de l'armée rwandaise en République Démocratique du Congo

COJESKI France, Debout Congolais, Devoir de Mémoire - Avenir du Congo
et Union du Congo organisent un Rassemblement contre les actes criminels
de l'armée rwandaise en République Démocratique du Congo


Samedi 2 octobre 2010 de 14 h 00 à 19 h 00

Place de la République Dominicaine
à Paris 8ème et 17ème
Métro : Monceau
(Non loin de l'ambassade du Rwanda)

  Nous, peuple congolais, venons de prendre connaissance du rapport provisoire établi par le Haut Commissariat aux droits de l'Homme des Nations Unies. Ce rapport n'étant pas encore officiellement publié, il le serait en principe le 1er octobre 2010. Les rapporteurs disent que certains des faits intervenus en République Démocratique du Congo pourraient être qualifiés d'actes génocidaires. La crédibilité de l'ensemble de ce rapport laisse penser que la majorité de ces violations des droits de l'Homme sont exactes.

En conséquence, Nous, peuple congolais, demandons aux Nations Unies :

- de publier officiellement ce rapport et de mettre fin à l'impunité totale dont jouissent les auteurs de différents crimes (crimes sexuels, crimes de guerre, crimes contre l'Humanité, l'utilisation d'enfants soldats, les exécutions sommaires des populations civiles...) en République Démocratique du Congo en permettant des actions en justice contre leurs auteurs ;

- d'aider la République Démocratique du Congo à protéger ses citoyens et à poursuivre les auteurs des crimes commis sur son territoire ;

- d'œuvrer en faveur d'une justice transitionnelle en instaurant, par exemple à Paris, un Tribunal Pénal International pour la RD Congo (TPIRDC).


 TOUCHE PAS À MON PEUPLE !

 LE SANG DES CONGOLAIS N'A PAS DE PRIX !
 
  Contacts : 0033626442201 ou 0033646576252
E-mails : kongolaisyasolo@gmail.com



mercredi 8 septembre 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20100908/004 relatif à la gratuité de l'enseignement primaire public en RD Congo

Le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) salue, à travers l'instruction du  président Joseph Kabila sur la gratuité de l'enseignement primaire public en République Démocratique du Congo, la prise de conscience et la nécessité de former la jeunesse congolaise, celle-ci étant l'avenir du pays.

Néanmoins, partisan de l'égal accès de tous les Congolais à l'éducation, le RDPC craint que l'instruction présidentielle accentue les inégalités. D'autres pistes auraient pu être explorées, notamment le transfert à la caisse nationale de péréquation des excédents dus à la réduction de la dette, en vue d'une redistribution équitable. De ce fait, le RDPC s'interroge sérieusement sur le partage des compétences entre l'État et les provinces.

Au cas où l'éducation primaire relèverait de l'État, le RDPC recommanderait au gouvernement d'être le réel garant de l'égal accès au « cycle complet » de l'enseignement primaire public et de mieux repartir les fonds vers les différentes autorités déconcentrées. Au cas où cette compétence reviendrait aux provinces ou aux villes, le RDPC aurait souhaité que l'on clarifie les coûts réels pour mieux repartir les moyens financiers dans le cadre du transfert des compétences.

Rappelons que, dans tous les cas de figure, l'État doit veiller au respect de la Constitution, de la loi et de la réglementation qui s'y rapportent en vue d'une meilleure coordination des services publics. S'opposant à la discrimination par le prix et favorable à la solidarité entre les provinces, le RDPC demande au gouvernement d'avoir à l'esprit, dans l'application de l'instruction présidentielle, la gratuite complète ou l'égalité dans l'accès au « cycle complet » de l'enseignement primaire public.

Pour le RDPC, une vraie statistique est donc nécessaire pour évaluer les données comptables et financières, notamment à propos des coûts relatifs aux salaires et aux locaux (construction et entretien), ainsi que ceux relatifs au transfert de l'État vers les entités concernées.

Même si le RDPC se réjouit d'ores et déjà du début de la prise en compte de la gratuité d'une « partie du cycle » de l'enseignement primaire public, ses dirigeants restent prudents car le gouvernement congolais envisage de scolariser pour 2010-2011 seulement 1,5 million d'enfants. Or, la gratuité de l'enseignement primaire public devrait permettre la scolarisation de plus de 2,5 millions d'enfants.

Par ailleurs, compte tenu de la fortune déboursée par les parents pour la scolarisation de leurs enfants, de la construction des établissements scolaires et de leur entretien, du non-paiement des enseignants et du personnel de l'éducation national en général, on ne peut que s'interroger sur la compensation par rapport au non-apport parental et sur les nouvelles dispositions pour doter l'éducation nationale d'un personnel à la fois compétent et disponible. Ainsi le RPDC demande-t-il au gouvernement congolais de fournir à nos compatriotes des éclaircissements sur le coût exact, sur la provenance de l'argent à court et moyen termes et sa répartition à travers les différents services.

La Direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC)

Fait à Kinshasa, le 8 septembre 2011

jeudi 2 septembre 2010

Nous garantirons la sécurité alimentaire et les investissements massifs

Depuis son récent séjour à Kinshasa en provenance de Paris, Gaspard-Hubert Lonsi Koko ne laisse personne indifférent. D’aucuns, déçus par l’amateurisme de la classe politique congolaise, apprécient chez cet homme la finesse de ses analyses et sa vision d’un Congo du troisième millénaire davantage meilleur et éclairé. Dans un entretien accordé à Media Africa 21, le leader du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC),Gaspard-Hubert Lonsi Koko, se penche, tel un entomologiste, sur le cas de ce grand malade qu’est la République Démocratique du Congo [lire la suite].

vendredi 27 août 2010

Un tribunal pénal international pour le Congo









Des soldats congolais condamnés pour avoir détruit la ville de Goma, en 2008.
AFP/ROBERTO SCHMIDT
 Des soldats congolais condamnés pour avoir détruit la ville de Goma, en 2008.

A quand un tribunal pour le Congo ? Après plusieurs années de travail, le rapport du Haut-Commissariat aux droits de l'homme (HCDH) des Nations unies dresse enfin la liste incontestable des crimes et massacres commis en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) pendant une décennie placée sous le signe du feu.

Les concepteurs de ce texte ont décidé de se pencher sur la période 1993-2003. C'est celle où furent commis les crimes et massacres les plus graves. Depuis, l'impunité n'a pas cessé, et les Congolais sont encore martyrisés. Que faut-il pour que ce drame d'une ampleur exceptionnelle mobilise ce qu'il faut bien appeler la "communauté internationale" - l'ONU, ses agences spécialisées, les grandes puissances du Nord et du Sud émergent, ces pays qui, souvent, sont les premiers à exploiter les richesses minières de la RDC ? [lire la suite]

© Le Monde

mercredi 18 août 2010

PROPOSITIONS RELATIVES AUX PRÉALABLES, S’AGISSANT DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

Pour la première fois trois, des candidats à l’élection présidentielle de la RD CONGO - Gaspard-Hubert Lonsi Koko, Francis Mboyo et Augustin Mukamba - ont élaboré un document présentant des préalables avant la tenue des élections. Ce document, qui conditionne non seulement leurs participation aux élections, déterminera la validité des résultats. À travers cette publication, un appel est lancé à toutes les forces vives de l’opposition et à tous ceux qui souhaitent voir cette élection se tenir dans les bonnes conditions. Ainsi sont-ils conviés à se joindre à ce groupe de travail afin de préparer ensemble la tenue de ce grand événement pour notre pays.

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Le peuple congolais et la communauté internationale veulent que les prochains enjeux électoraux en République Démocratique du Congo soient libres, transparentes et démocratiques. Afin de nous assurer du bon déroulement des prochaines élections, en général, et, en particulier, de l’élection présidentielle, nous, collectifs des candidats de l’opposition et du changement, posons les conditions suivantes comme préalables à notre participation et à l’acceptation des résultats finaux :

- Une organisation neutre, non entachée par la mainmise du gouvernement actuel. Pour éviter cela, il faudra :
• intégrer les membres de l’opposition tant institutionnelle que non institutionnelle, ainsi que les membres de la société civile, dans la Commission Électorale Nationale et Indépendante (CENI) ;
• impliquer la communauté internationale, bien en amont, dans le processus électoral ;
• accepter les observateurs et les assesseurs de tous les candidats dans chaque bureau de vote ;

- Une composition concertée de la CENI, outre que l’actuelle, qui aura pour mission de présenter un planning claire et un calendrier bien défini pour toutes les opérations ;

- La révision de la loi électorale préparée et présentée par une équipe neutre et indépendante réunissant toutes les parties, l’objectif étant :
• la révision des conditions de participation et d’éligibilité ;
• la révision du coût de participation à l’élection présidentielle, l’idéal étant la gratuité des frais ;
• l’égal accès de tous les candidats aux médias publics ;
• la non-utilisation des moyens de l’État et des deniers publics au profit d’un seul candidat.

- La participation au scrutin présidentiel des membres de la diaspora congolaise, sans condition de domicilaition ;

- La levée des contraintes techniques qui privent les Congolais de la diaspora de leurs droits civiques ;

- Le recensement général de la population afin de définir qui est réellement congolais, donc électeur ;

- La reconnaissance pure et simple du caractère inaliénable, donc incessible, de la nationalité congolaise d’origine ;

- La délivrance de la carte nationale d’identité à tous les Congolais, celle-ci devant être exigée, avec la carte d’électeur, lors du scrutin ;

- L’ouverture aux médias de la diaspora à l’intérieur du pays et vice-versa ;

- La sécurité pour tous les candidats. Pour cela, il faudra impliquer la communauté internationale dans la protection des candidats de l’opposition.

- Le respect des droits fondamentaux, notamment la liberté d’expression et de mouvements. En effet, nous réclamons :
• des débats contradictoires libres et démocratiques afin d’éclairer l’opinion ;
• le droit d’organiser librement des rassemblements (meetings, conférences, séminaires...), dans le cadre des élections, sur toute l’étendue du territoire national ;
• le refus des arrestations ou des emprisonnements du fait de nos opinions politiques.

Gaspard-Hubert LONSI KOKO
Dr Francis MBOYO
Augustin MUKAMBA

Gaspard H. Lonsi Koko sera le candidat du RDPC

Il s'appelle Gaspard Hubert B. Lonsi Koko. Congolais de la diaspora, il est à Kinshasa pour tâter le terrain et surtout asseoir son parti politique le Rassemblement pour le développement et la paix au Congo (RDPC).

Samedi 14 août dernier à l'Orangeraie, devant quelques journalistes, il a expliqué ce qu'il compte faire. Parce que l'opposition, a-t-il dit, ne joue pas correctement son rôle. Membre d'une structure associative ayant pignon sur rue en France et bien connu des Congolais dénommée Union du Congo, Gaspard Hubert B Lonsi Koko et ses autres membres ont décidé de sauter le pas en créant un parti politique qui devra traduire dans les faits la perception du Congo qui est la leur. La meilleure voie aurait consisté logiquement à s'associer à un parti existant. Mais ils se sont rendu compte que beaucoup de leaders politiques gèrent leurs partis politiques comme des boutiques et ne sont donc pas prêts à s'ouvrir aux autres [lire la suite].

Philippe Mbayi Wete

© L'Observateur

La vision de la RDPC sur le Congo-Kinshasa

Un nouveau parti politique dénommé « Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo » (RDPC) vient de s’ajouter sur la liste des formations politiques en République démocratique du Congo. Son leader, Gaspard-Hubert Lonsi Koko, président de l’Union du Congo en France, a profité de son séjour à Kinshasa pour entretenir la presse sur la vision de son parti sur la République démocratique du Congo.


 Après avoir défini l’Union du Congo comme étant un cadre oeuvrant pour la solidarité internationale et la paix, Gaspard-Hubert Lonsi Koko a fait remarquer que, bien que vivant les réalités, l’Opposition en République démocratique du Congo ne joue pas son rôle. Son souhait est de voir les partis politiques de l’Opposition et la diaspora congolaise œuvrer en collaboration afin de constituer un contre pouvoir à la majorité qui dirige actuellement la RDC. Toutes les compétences, tant de l’intérieur que de l’extérieur, sont à capitaliser afin de décréter la vraie indépendance en RDC. Avec l’implication de tous les Congolais, Lonsi Koko est convaincu que la RDC ira de l’avant [lire la suite].

Par Véron-Clément Kongo

© Le Potentiel

jeudi 5 août 2010

Élection présidentielle : les protagonistes annoncent déjà les couleurs !

L'annonce du séjour de M. Gaspard-Hubert Lonsi Koko, porte-parole du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC), en République Démocratique du Congo relance le débat sur l'élection présidentielle avec tout ce que cela comporte de bon et de mauvais. En effet, M. Lonsi Koko atterrira à l'aéroport de N'Djili, à bord d'un avion d'Air France, le 7 août à 17 h 30. Lors de son séjour en République Démocratique du Congo, il s'entretiendra avec les responsables des partis politiques de l'opposition ainsi qu'avec la presse locale et visitera, surtout, les quartiers populaires très pauvres. Enfin, il officialisera une équipe qui représentera sur le plan national le RDPC. Roger Bongos, directeur de publication d'Afrique Rédaction et collaborateur du journal La Prospérité, l'a rencontré pour en savoir davantage.

MM. Gaspard-Hubert Lonsi Koko et Donald B. Easum, ancien Secrétait d'État américain aux affaires africaines

La Prospérité : Quelles sont vos origines, monsieur Gaspard-Hubert Lonsi Koko ?

Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Je suis un Kinois né des parents originaires du Bas-Congo. De ce fait, je suis mukongo, et la Constitution congolaise me reconnaît comme tel. Est-ce pour évoquer la problématique de la double nationalité que vous me posez ces questions ?

La Prospérité : Tout à fait. Pour quelqu'un qui aspire à devenir président de la République Démocratique du Congo, on ne peut que vous interroger, entre autres, sur cette problématique. Qu'elle est donc votre point de vue ?

Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Je vous fais l'économie de la contradiction entre les alinéas 1er et 3 de la Constitution congolaise en matière de nationalité. Je vous épargne aussi le conflit entre les dispositifs constitutionnels et la loi sur la nationalité, car la Constitution prime sur la loi. Néanmoins, la Constitution congolaise constate qui est Congolais d'origine : à savoir toute personne née des parents faisant partie des groupes ethniques reconnus lors de l'indépendance de notre pays. De ce fait, cette Constitution n'a pas vocation à ôter à tout Congolais d'origine sa nationalité.
Par ailleurs, dès lors que le moratoire décidé au niveau du Parlement court toujours, on ne peut pas empêcher les Congolais d'origine se trouvant dans la même situation que leurs compatriotes parlementaires, sénateurs et ministres détenant des citoyennetés étrangères d'en bénéficier. Vous voyez bien que les Congolais sont très nombreux, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, à être concernés par cette problématique de la double nationalité.
Que doit-on faire concrètement ? Déclarer anticonstitutionnelles toutes les mesures prises depuis 2006 par des gens élus, quand bien même ils détiennent des citoyennetés étrangères ? La sagesse voudrait que l'on privilégie l'intérêt du pays. Rappelons qu'en droit les faits précèdent la loi.

La Prospérité : Que direz-vous par rapport à ceux de nos compatriotes qui ne ratent aucune occasion de s'en prendre à vous ?

Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
C'est leur droit le plus absolu de me critiquer. Mais vous avez remarqué qu'ils ne m'attaquent jamais sur mes positions politiques, ni sur le projet de société que mes amis et moi-mêmes nous défendons. Vous avez aussi constaté que mes détracteurs les plus perspicaces sont tous partisans de ceux qui, au regard de l'administration congolaise, détiennent la double, voire la multiple nationalité.  En tout cas, les gens avertis ont vite compris à qui profitent leurs attaques à mon encontre. Il paraît que l'on ne jette la pierre qu'à un arbre fruitier.

La Prospérité : Pourquoi les surnoms de « Koko bopeto », ou « Koko le balayeur » ?

Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
On n'attribue pas un surnom à quelqu'un par le simple fait du hasard. Cela reflète toujours un besoin inconscient. La corruption étant l'un des maux qui hypothèquent l'avenir de notre pays, mes compatriotes, à travers ces surnoms qu'ils m'affublent, s'attendent à ce que je puisse axer ma campagne sur la thématique de la rigueur dans la gestion de la chose publique.

La Prospérité : En quoi consiste réellement votre descente au pays ?

Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Une élection se gagne avant tout sur le terrain. Il faudrait bien que je réunisse les conditions nécessaires pour une campagne efficace. La crédibilité d'un candidat dépend de son projet de société. Et ce projet doit être défendu dans le cadre d'une structure légale, habilitée à prendre part à la compétition. L'un des objectifs de mon séjour au Congo consiste donc à confronter aux réalités locales le projet que nous avons conçu. Qui veut aller plus loin doit toujours penser à ménager sa monture. Je n'ai nullement l'intention de courir comme le lièvre de La Fontaine. Ma présence au pays sera aussi l'occasion d'échanger avec les forces vives de la Nation dans le cadre d'une concertation républicaine. D'aucuns savent que j'ai choisi la voie des urnes, même si cela me vaut des attaques déguisées. Mais j'assume mon choix, tout en me préservant de toute violence, aussi verbale soit-elle, à l'encontre de ceux qui ne pensent pas comme moi.

Propos recueillis par Roger Bongos.

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