dimanche 24 juin 2012

Réaction de Gaspard-Hubert Lonsi Koko aux déclarations de Paul Kagamé


Réagissant aux déclarations de Paul Kagame accusé de soutenir les mutins du M23
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : « Je demande au Rwanda de matérialiser sa bonne foi ».
Le porte-parole du Rassemblement pour le développement et la paix au Congo (RDPC), Gaspard-Hubert Lonsi Koko, réagit aux propos sévères tenus par le président rwandais, Paul Kagame, lors d’une conférence de presse à Kigali sur la situation dans l’Est de la RDC. Soucieux de la stabilité du pays, il lui suggère des pistes de solutions pour mettre un terme à une crise qui n’a que trop duré.


Accusé par Kinshasa et la Monusco (Mission de l’Onu pour la stabilisation en République démocratique du Congo) de soutenir les mutins du Mouvement du 23 mars (M23) dans le Nord-Kivu, Paul Kagame n’a pas mâché ses mots pour démentir cette information.

« Le Rwanda n’est pas la cause des problèmes du Congo. Ils existaient avant que je naisse », a lancé le président rwandais lors d’une conférence de presse tenue, le 19 juin 2012, à Kigali sur la situation sécuritaire qui sévit dans l’Est de la République démocratique du Congo. Et pour enfoncer le clou, il a ajouté : « Les problèmes congolais doivent être gérés par les Congolais ».
Dans un communiqué de presse publié le 21 juin 2012, le porte-parole du Rassemblement pour le développement et la paix au Congo (RDPC), Gaspard-Hubert Lonsi Koko, prend acte de la position de Kigali vis-à-vis du conflit armé qui oppose les forces régulières de la RDC aux différents mouvements rebelles dans l’Est du pays et demande au Rwanda de « matérialiser sa bonne foi ».

Réagissant aux propos très fermes du président rwandais, Gaspard-Hubert Lonsi Koko propose au président rwandais quelques pistes de solutions pour ramener la paix dans cette partie du Congo.

Il lui conseille d’«extrader le criminel Laurent Nkunda vers Kinshasa ; empêcher l’approvisionnement en armes des rebelles congolais à partir du territoire rwandais ; accepter le rapatriement vers Kigali de tous les éléments des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) censées se trouver dans le territoire congolais».

Ainsi, le porte-parole du Rassemblement pour le développement et la paix au Congo appelle-t-il la communauté internationale à soutenir : « Les Forces armées de la RDC (FARDC) dans ses actions relatives au maintien de la paix dans la région du Kivu ; à la diplomatie congolaise en vue du rapatriement des éléments du FDLR au Rwanda ou dans un pays non limitrophe de la RDC ».

Il appelle également le gouvernement congolais à « mettre les moyens nécessaires pour sécuriser le territoire national ».

Propos suffisamment étayé dans son dernier essai publié chez l’Harmattan, « Congo-Kinshasa : le degré zéro de la politique », et illustré par le passage ci-après :
« Il faut un Etat fort, capable d’exercer son autorité sur l’ensemble du territoire national. Il faut aussi une armée citoyenne capable de sécuriser nos frontières et d’assurer la défense de notre pays en cas d’agression, d’où qu’elle vienne », écrit-il, convaincu qu’une issue positive à cette crise est possible.
« Seul le rétablissement d’une paix durable permettra le début de la reconstruction de la RDC », conclut Gaspard-Hubert Lonsi Koko dans son communiqué. Une action immédiate s’impose.

Robert Kongo, correspondant en France

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